Nos limitations

Publié le 4 Février 2013

 

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Une de nos plus grandes difficultés, dans cette vie, est sans doute la peur.

Elle se décline en bien des comportements, tous aussi imperméables à la compréhension, inavouables ou ô combien destructeurs.

Toutefois, pour la regarder un peu en face, il requiert de s’avouer vaincu par elle, ou même anéanti par cette inquiétude. Même si certaines d’entres elles nous propulsent en avant, nous permettent de créer, d’expérimenter des situations, des moments que seule l’imagination nous permettait d’entrevoir.

Ne dit-on pas que devant un désastre immense, nous saurons garder notre sang froid, pour nous en sortir ou mieux aider les autres à se sauver d’un péril ? Nous serons capable d’extraire quelqu’un de sa voiture qui prend feu, même si la vue d’une blessure profonde provoque en nous un rejet, une stupeur, un dégoût quelques minutes avant. A l’opposé, une peur/phobie plus insignifiante nous hantera toute la vie.

L’impulsion qui pousse à aller au-delà de nos peurs viscérales est bien celle qui nous maintient dans cet espace de jeux où tous les mondes se côtoient, où tous les êtres jouent à leur manière, mettant parfois à mal l’expérience de leurs congénères.

Pourtant, si l’on regarde au plus profond de nous, ces frayeurs remontent à notre enfance, comme lorsque nous avons croisé un serpent pour la première fois, reçu une piqure d’abeille sur un doigt, échoué à l’examen le plus important de notre année scolaire ou défié la mort lors d’un pari stupide. Et tant d’autres circonstances où le danger a frayé avec nos vies.

Malgré cela, lorsque nous regardons la réalité dans laquelle nous marchons, tous ensemble, nous comprenons bien, grâce à nos physiciens modernes ou nos instructeurs de l’Infini, qu’il ne sert pas à grand-chose d’être terrifié par la Vie. Bien au contraire, c’est toute notre expérience actuelle qui se joue de nous, qui nous piège volontairement, pour mieux nous chercher dans nos retranchements. Alors, qu’en définitive, nous ne « craignons » rien.

Nous sommes de toute éternité, nous sommes puissants, Nous Sommes, tout simplement.

Cette période nous incite, de plus en plus, à en prendre conscience pour mieux aimer la Vie, la vraie. Celle que nous sommes en train de regarder sous toutes ses facettes, celle qui recèle encore une infinitude de secrets à découvrir, au fil de notre rencontre personnelle.

Aujourd’hui, je décide de cesser de craindre, pour moi, pour mon lendemain, pour ma famille d’ici et d’ailleurs, et je conçois le fait que mon « éternité » EST de toute éternité….

J’ai confiance, même si je ne me rappelle pas de tout ce que j’ai construit pour moi et de tout ce que j’ai encore à découvrir. Mais je sais aussi que c’est le beau que j’ai réservé pour la fin, comme la plus belle part d’un gâteau somptueux, délicieux et parfumé bizarrement à l’Amour de Qui je Suis !

Rédigé par Pascale ARCAN

Publié dans #Se souvenir

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