Fête du Wésak 2011 à Villefloure (Aude)

 

bouddh10

 

Fête du WESAK,

17 mai 2011, Villefloure

 

 

Imaginez, pendant un instant, que nous nous prenons tous par la main, dans cette salle, et que nous nous élevons doucement de nos sièges. Notre grande ronde passe à travers le toit et nous nous élevons dans ce ciel qui n’est pas encore étoilé, mais où, déjà, la lune est bien présente et bien ronde. Envolons-nous tous ensemble, comme dans un rêve, une vraie réalité, peu importe, mais partons rejoindre cette immense regroupement sur ce plateau de l’Himalaya verdoyant. Allez-y avec votre cœur, avec votre âme, avec tout votre corps, peu importe, et rejoignons tous ces personnages aux habits colorés qui portent leur regard, ce soir, tout particulièrement sur le haut de cette montagne himalayenne. C’est une soirée remplie de bonheur et de joie pour eux, et pour nous aussi. Nous, qui n’avons pas tout à fait la même religion, ou la même compréhension de ce qu’il se passe dans leur cœur, nous sommes venus en spectateurs, mais aussi pour participer, à notre manière, à cette grande fête du Wesak.

 

Les peuples, qui se sont donnés rendez-vous sur ce grand plateau, ont amené avec eux leurs animaux familiers. Certains arborent de merveilleux chevaux aux belles parures de couleurs. Tous les êtres se sont vêtus avec leurs « habits du dimanche ». Ils sont joyeux, ils sourient et voient arriver de tous côtés des gens et des personnages qui n’ont pas leur couleur de peaux, ni leurs yeux bridés. Mais quelle importance ! Ce soir, ce mouvement d’Amour, qui est en train de se produire, est plus que magique pour eux, comme pour tous ceux qui sont présents. Certains enfants sont même en train de jouer, ils crient, ils s’amusent d’un rien, mais sentent dans leur cœur vibrer le bonheur de leurs parents et de ceux qu’ils ne connaissent pas. Ces enfants du nouveau monde sont là pour célébrer aussi cette fête. Ils reconnaissent même dans leur cœur que quelque chose de particulier se prépare, tout en ne sachant pas encore quoi.

 

Venez avec moi, avec nous, vous mêler à cette immense assemblée. N’ayez pas peur de vous perdre. Vous allez croiser des regards remplis d’une infinie bonté, des sourires où il manquera peut-être quelques dents, mais remplis aussi d’un bonheur joyeux et simple. Dans leur vie, dans ce qu’ils expérimentent, le don de tout ce qu’ils ont est monnaie courante pour eux. Ils ne savent pas être autrement ou fonctionner différemment. Ne soyez pas surpris que l’on vous offre de quoi boire ou même de quoi manger, car c‘est une soirée de partage qui vous attend.

 

Promenez vos regards sur ces visages que vous ne connaissez pas, ou peut-être si, que vous reconnaissez dans votre cœur. Prenez votre temps, doucement et tranquillement, ne serait-ce que pour écouter ces rires, les musiques de toutes sortes, voir les gens danser et être heureux. C’est le moment pour vous aussi de ressentir dans votre cœur ce bonheur immense de retrouvailles. Nous ne nous connaissons pas, nous ne nous sommes peut-être jamais vus, mais dans l’absolu, il est certain que nous savons Qui nous sommes.

 

Mêlez-vous à la foule encore quelques instants, puis tout doucement, regardez le haut de la montagne, juste en face de vous. Une lueur toute particulière est en train d’arriver. Cette lueur est de couleur changeante. Parfois très jaune d’or, puis beaucoup plus orangée, parfois même rouge ou blanc-bleutée. Ces couleurs se mêlent et ce rayonnement devient de plus en plus puissant, de plus en plus fort, et s’agrandit. Ce n’est pas une boule, c’est comme un soleil qui scintille, aux couleurs changeantes et il grossit, il s’expand au-dessus de cette montagne.

 

Avez-vous remarqué que tous les regards se sont fixés vers cette lumière magique, et que, même s’il y a des milliers de personnes sur ce plateau, vous pouvez entendre les respirations de chacun, tant ils se sont tus. Certains ont commencé à s’agenouiller ou s’asseoir, d’autres préfèrent mettre le front dans l’herbe et joindre leurs mains. D’autres encore ouvrent grands leurs yeux pour se réjouir de ce spectacle fabuleux. Regardez, aiguisez votre regard et vos yeux et distinguez à l’intérieur de cette immense forme de lumière deux silhouettes. Elles sont difficiles à appréhender, car tellement vaporeuses. Ce son juste les couleurs qui diffèrent.

 

A gauche, c’est une silhouette très lumineuse aux milles couleurs, mais plutôt de couleur blanche. A droite, c’est une silhouette jaune, jaune-d’or-orangé qui scintille comme un soleil. On dirait même que d’un côté il y a la lune et de l’autre côté le soleil. Si vous affinez votre regard, vous allez percevoir que ces deux silhouettes, en fait, ne font qu’une aura magnifique et immense. Ne cherchez pas à forcer votre vision pour voir si vous apercevez un visage, une chevelure, des habits. Laissez-vous simplement vous imprégner dans cette immensité lumineuse. Car, en ce moment même, ces deux êtres, dans leur état de lumière, sont en train de vous offrir l’Amour le plus incommensurable qui puisse être. Il part de leur cœur, de leur esprit, de leur corps, de cette volute de lumière immense, et cet Amour touche chaque être, ici présent sur ce plateau comme ailleurs. Car nous sommes tellement en pensée, en ce moment même, et rassemblés même si nous ne sommes pas ensemble.

 

L’Amour immense qui émane de ces deux grands Etres, de cette lumière puissante, vient toucher votre cœur, il le remplit. Cet Amour remplit tout votre corps, vous fait même frémir, peut-être même avoir la chair de poule, tant c’est fort et doux à la fois. Cet Amour immense se pose dans chacun de vos cœurs, que vous le ressentiez ou pas. Il vous suffit simplement de l’accepter, si vous le désirez. Ce soir c’est exactement comme si vous faisiez le plein d’amour pour l’emporter avec vous, le garder au plus profond de tout votre être et peut-être aller le chercher de temps à autre, lorsqu’il en manquera un peu dans vos journées, lorsque vous aimerez exprimer un peu plus de joie et de légèreté en vous, lorsqu’un jour sera beaucoup trop triste ou sombre. Tout cet amour, qui réside maintenant à l’intérieur de vous, sera là pour que vous puissiez y puiser à jamais. Ce n’est pas une histoire d’un seul soir, mais au contraire, la reconnaissance de Qui vous êtes de toute éternité. Et l’alchimie puissante qui s’exprime d’âme à âme, de cœur à cœur, est la chose la plus merveilleuse qui puisse arriver. Il n’est pas nécessaire de comprendre, il n’est pas utile de voir absolument, de ressentir si vous ne le pouvez pas. Laissez-vous simplement porter, laissez-vous simplement aller.

 

L’une des deux silhouettes s’anime et devient encore plus grande. C’est l’Etre qui porte la robe de lumière aux couleurs qui scintillent. Au même moment où la foule est en train de se mettre à genoux devant vous, Il lève les bras. Il n’a pas eu besoin de donner ce signal pour que chaque être qui exprime sa ferveur dans le bouddhisme, sache dans son cœur Qui Il est. Les énergies de celui que l’on nomme Bouddha, sont en train d’être diffusées à toute cette population. Et bien qu’elles ne soient pas différentes de celles que vous venez de recevoir, elles sont encore plus puissantes, car tellement chargées de l’Amour/Lumière mélangés.

 

Celui qui prête une oreille, un tout petit plus attentive, entendra ceci :

  

Paroles de Bouddha

« Je bénis ce Que vous êtes, je bénis votre vie. Il fut un temps où vous étiez assis en position de lotus et en méditation. Ce temps-là, pour certains d’entre vous, est révolu, car la vie de votre quotidien ne vous permets plus de prendre du temps pour vous. Afin de vous intérioriser, de faire le vide ou au contraire d’amener à vous cette force qui vous permet chaque jour de vous relever et d’aller encore plus loin dans l’expérience de votre vie. Le temps où vous étiez obligés, où vous vous sentiez le besoin de vous agenouiller devant un temple est en train de se terminer, car vous avez peu à peu découvert que le temple n’était pas fait de briques, de peintures, d’enluminures, de feuilles d’or, mais se trouvait tout au contraire à l’intérieur de vous.

 

C’est ainsi que je me permets de vous rendre hommage. Je n’ai pas besoin de me prosterner ou de m’agenouiller devant vous en signe de reconnaissance, car je reconnais chacun de vos cœurs, car je vous connais tous, un par un. Votre dévotion pour Qui je suis doit maintenant se tourner le plus possible pour votre propre être et votre propre divinité. Car, lorsque je vous contemple, je vois de multiples Bouddhas. Vous portez tous et toutes des robes de lumière étincelantes et tout ceci, c’est grâce à l’Amour.

Le service est un don que vous avez accompli de génération en génération. Certains d’entre vous y ont même perdu la vie. Mais, croyez-vous vraiment qu’elles soient perdues ? La réincarnation est quelque chose que vous comprenez et que vous acceptez. Mon seul souhait d’aujourd’hui, en cette fête, en cette cérémonie très particulière, est de vous supplier de vous relever, de regarder votre cœur et d’y voir que j’ai mis, à cette place-là, une pagode toute particulière où je vais ensemencer une graine de ce Que je suis, afin de vous rappeler, à tous et à toutes, que vous êtes des Bouddhas depuis toujours. Relevez la tête, relevez votre corps, tenez-vous debout et dès maintenant, sachez être cet amour pour vous.

 

S’il est un peuple qui ne donne et ne donne toujours que de lui-même, même ce qu’il n’a pas, c’est bien vous, n’est-ce pas ? Alors il est grand temps de vous offrir tout ce que vous avez donné en honneur de moi-même ou aux divinités que vous êtes venus saluer. Regardez-vous tels que vous êtes et voyez les merveilleux Bouddhas éveillés que vous n’avez jamais cessé d’exprimer en vous, comme tout autour de vous.


Ma main se lève tout doucement et bénit chacun d’entre vous pour ce que vous êtes, ce que vous serez encore, car il est temps maintenant que ce réveil, dans toutes les âmes, se fasse, et que vous contempliez votre propre beauté.

 

Que la fête soit joyeuse, ce soir, afin que durant cette année qui va nous séparer de la prochaine, soit pour vous dans la joie et dans la légèreté. Votre peuple a besoin de rire et de se sentir aimé. Il est temps ! »

 

L’être à la robe blanche a baissé ses bras doucement et dans un signe tout particulier, il vient de se pencher en avant pour exprimer, à ce peuple qui le regarde, toute l’humilité qu’il y a dans son cœur et tout son amour aussi. En signe de cette révérence, il accomplit le geste que tous ont fait et perpétré de génération en génération, devant chaque statue qui le représente. Il honore le temple intérieur de chacun de ces êtres présents et du vôtre, bien sûr, car dans le temple de votre cœur réside l’Amour de Tout ce Qui est !

 

L’autre personnage, qui porte une robe plutôt couleur du soleil couchant, jaune-orangé pailletée, ne bouge pas, mais par contre, sur son visage se dessine un sourire immense, empli d’une merveilleuse bonté. Il sourit, il sourit et vous regarde. Ce n’est pas de la compassion, mais c’est encore cette sensation si forte qui apaise le cœur et les tourments, qui efface la douleur et les pleurs, qui guérit tous les maux, qui apaise chaque difficulté. C’est encore et toujours ce sourire rempli d’Amour qu’il promène sur toute l’assemblée et sur vous aussi. Il déploie en même temps toutes ses énergies christiques et son aura devient immense. Elle est de plus en plus grande, ample, embrase même presque toute la montagne, dévale celle-ci tout doucement, et la couleur jaune d’or orangé vient imprégner et toucher chaque être présent dans cette vallée. Cette vague de soleil touche chaque cœur, chaque être et même vous. La lumière de cette couleur imprègne votre corps physique. Elle s’immisce dans chaque parcelle de celui-ci, pénètre même vos cellules et vous ressentez doucement cette chaleur à l’intérieur de vous. Ce rayon jaune d’or orangé vous emplit totalement. Il pénètre chaque interstice de vous, apaise et guérit vos maux, vos mal-êtres, tous ceux qui sont dans votre corps physique, comme tous ceux qui sont dans votre esprit. C’est un bain de jouvence empli d’une très grande sérénité, dont vous êtes en train de profiter. Nous avions l’habitude de nous servir d’une couleur verte pour faire ceci, mais ce soir c’est le rayonnement d’or qui remplit nos cellules, tout doucement.

Il ouvre grand ses yeux et vous regarde, un par un. Ses yeux brillent tels des étincelles.

Laissez pénétrer votre regard dans le sien avec une immense tendresse. Laissez-vous porter quelques instants pour que cette alchimie passe de cœur à cœur, de corps à corps, comme tout à l’heure.

Les yeux de l’Etre doré, couleur de soleil, sont de plus en plus pétillants, presque malicieux et il sourit, regarde chacun de vous, et ce sourire vient réconforter vos cœurs et vos âmes.

 

Paroles du Christ :

« A chaque fois que je parle, j’ai l’habitude de dire : « mes chers petits ». Aujourd’hui, je vous contemple et j’ai besoin de dire : « mes grands ». Comme vous avez changé ! Je pourrais dire, si nous étions dans une cour de classe : « comme vous avez faits des progrès ! ».

Il y en a certains que je surveille depuis pas mal de temps, de votre temps, et que j’ai regardés grandir avec délice, s’épanouir comme de belles fleurs. D’autres sont encore restés tels des boutons. Certains d’entre vous sont déjà passés loin devant et ont porté mes paroles. D’autres sont restés encore derrière, en ne sachant pas quoi penser, ni quoi croire. Je n’ai donc pas besoin de pousser tous ceux qui sont dans un élan créateur et qui vont encore semer leurs propres graines de bonheur et d’amour. Mais je parlerai plutôt pour les boutons de roses que je contemple avec tout autant de délice et je vous demanderai : « qu’attendez-vous pour éclore, de quoi avez-vous peur, qu’est-ce qui vous tient tant en arrière des autres, avez-vous vraiment besoin que quelqu’un vous ouvre encore la route pour être Ce Que vous êtes de toute éternité ? » Si vous pensiez que cela n’est pas possible ce soir tant il y a de communautés qui sont venus à notre rencontre, où plutôt à leur rencontre, je vais vous dire que je réaliserai ceci tout de même, c’est-à-dire venir embrasser chacun d’entre vous, et chacune aussi. Je vais m’approcher de vous et je vais vous serrer dans mes bras, très fort ou très doucement. Je vais bercer vos cœurs doucement et tendrement. Et si des larmes coulent sur vos joues, je les sècherai de mes mains. Si, au contraire, la joie exhale de votre cœur, je rirai avec vous.

 

Tant de fois vous avez entendu ou lu que jamais je ne vous lâcherai la main, et c’est ainsi que cela se passera encore. Mais, au plus profond de moi, mon désir le plus secret qui puisse être, serait vraiment de vous voir éclore. Alors, je vous redemande encore : « De quoi avez-vous peur, que craignez-vous ? Ne pensez-vous pas qu’il est temps que tous ceux qui sont autour de vous, et qui ne me connaisse absolument pas, sachent qu’il existe une autre réalité, une autre manière de voir les choses, une autre manière de vivre, bien plus légère et bien plus agréable ?

 

Votre monde, ou tout au moins dans le jeu de construction dans lequel vous êtes, est en train de s’effriter, n’est-ce pas, de s’affaiblir même ? De temps à autre, vous mettez en exergue un coupable de ceci, un tyran de cela, une guerre par-ci, une rébellion par-là. Mais, mes enfants, vous portez trop de crédit à tout ceci et vous vous oubliez. Ne pensez-vous pas que votre cour, qu’elle soit de miracle ou pas, est assez grande pour jouer tous ensemble, sans continuer à vous mêler aux jeux de ceux qui veulent encore imprégner tout votre cœur, de peur ? A quoi sert donc la peur, si ce n’est à vous faire sentir et redevenir tout petits, insignifiants et surtout vulnérables ? Alors que, lorsque je vous regarde, je vous vois toujours aussi grands, toujours aussi brillants et même magnifiques et beaux, à mon image, bien sûr !

 

Alors, j’aimerai, ce soir, que cette pleine lune vous éclaire, qu’elle vous permette de vous regarder à nouveau tels que vous êtes. Parce que vous êtes puissants et que vous tenez dans vos mains tout, absolument tout pour construire ce que vous voulez expérimenter. Il n’existe rien que vous ne puissiez faire, sauf, si vous avez peur ! Vous avez le droit de penser tout ce que vous voudrez, car jamais personne ne viendra dans vos pensées, sauf si vous avez peur.

 

Je puis vous affirmer que, ce soir, je me régale, non seulement d’être en haut de cette montagne, à regarder aussi mon Frère vous bénir de sa lumière, mais d’être aussi parmi vous, dans tous les groupes qui, ce soir, se sont réunis, afin de faire la fête et c’est aussi ce que je souhaite pour vous.

 

Lorsque nous aurons fusionné nos énergies, mon Frère et moi-même, je désire que vous fassiez la fête, non seulement ce soir, mais demain encore et que vous fêtiez la lumière que vous êtes, afin de vous en rendre compte, enfin !

Soyez pourtant rassurés, il ne sera jamais trop tard de rien, car tout ceci, je le répéterai souvent, n’est qu’un jeu. Vous jouez à l’humain, à la femme, à l’homme, à l’enfant. Vous avez construit des décors pour être bien à l’aise à l’intérieur, et vous avez choisi de vivre dans un endroit tout particulier et pas dans un autre. Tout au moins vous avez choisi de vous en rappeler, pour l’instant. Mais, le moment où vous retrouverez tout ce Que vous êtes réellement est très proche et pour cela, encore, je vous demande de tout mon cœur de ne pas être effrayé de votre beauté. Mais bien au contraire, de l’accepter, de la contempler, de la chérir et surtout de la faire vôtre. Il n’y a qu’en vous regardant que vous vous reconnaîtrez et que vous verrez que vous êtes à notre image, depuis toujours.

Amusez-vous, partagez, discutez, regroupez-vous et aimez, aimez tout, aimez-vous ! »

 

 

Les deux Etres, tout doucement se font face, juste en haut de cet immense montagne et au même moment, les couleurs d’or et d‘argent se mélangent, fusionnent, virevoltent, deviennent multicolores. Cette bulle d’Amour est immense. Elle s’expand encore, grossit encore, encore, englobe totalement la montagne, la vallée, puis les autres vallées de l’autre côté. Et si vous regardez bien, vous la voyez s’étaler sur toute la planète Terre. Les hémisphères nord et sud sont recouverts de cette lumière multicolore. Toute la planète est dans la lumière de cette soirée du Wesak.

 

Certains sont en train de dormir, d’autres sont très réveillés, car l’heure n’est pas la même sur votre plan terrestre. Mais quel que soit l’acte qui est en train d’être réalisé, il est imprégné de cet immense nuage de lumière multicolore, qui se loge partout et en tout lieu. Il apaise, il guérit, il distille son amour puissant et sans limite. La planète en profite aussi.

Que de chacun de vos cœurs sorte ou s’expande une immense joie, non pas emplie de reconnaissance, mais simplement de joie simple et pure. Afin qu’elle se mêle à ce merveilleux nuage de lumière qui, tout d’un coup, sous vos yeux, s’éclate de tous les côtés en des paillettes multicolores qui vont s’éparpiller dans le cosmos. C’est un peu comme si la planète lâchait tout un sac de confettis de couleurs, et manifester ainsi, à sa manière, la fête du Wesak : celle de la Lumière et de l’Amour mêlés.

 

A votre tour, imaginez que c’est vous qui êtes géants et qui distribuez ces confettis, ces paillettes multicolores à tout l’univers.

La Terre, la planète Shan fait la fête !

 

Maintenant, tout doucement, vous allez porter votre attention sur un être tout particulier. Vous allez choisir quelqu’un, quelqu’un que vous connaissez très bien ou quelqu’un que vous n’avez absolument jamais vu, ou tout au moins dont vous ne vous  rappelez pas. Quelle que soit sa couleur, sa physionomie, peu importe, choisissez quelqu’un et imaginez qu’il est debout devant vous.

Lorsque vous l’avez trouvé, et que vous essayez de l’imaginer du mieux possible, vous allez lui offrir, si vous le voulez, l’amour immense qu’il y a dans votre cœur, l’entourer de celui-ci et faire en sorte qu’il le ressente, il ou elle. Faites cela dans le secret de votre âme, de votre cœur, juste quelques instants.

Et ce partage d‘amour va faire ainsi le tour de la planète. Car, lorsque vous aurez offert cet amour précieux qui est en vous, l’être que vous avez choisi se retournera pour choisir quelqu’un d’autre, et ainsi, une merveilleuse chaîne d’amour se distribuera sur toute la terre. Allez-y, à votre manière, et faites-le si vous le désirez.

 

Au moment où vous l’imaginez le mieux et que vous avez senti partir l’amour, de vous vers lui ou elle, regardez-le se retourner et partager encore vers quelqu’un d’autre, et l’alchimie sera accomplie, grâce à vous.

 

Maintenant, vous avez le choix, vous pouvez encore rester tout le temps qu’il vous plaira sur ce plateau de l’Himalaya. Vous pourrez contempler, pendant encore des heures durant, les merveilleuses couleurs du Bouddha et du Christ qui s’entremêlent, d’un blanc multicolore au doré-jaune-orangé. Ces couleurs virevoltent de partout. Vous pourrez passer un moment ou quelques instants avec les êtres qui sont là, qui vont maintenant s’asseoir et partager tout ce qu’ils ont apporté sur leurs montures ou sur leur dos. C’est une soirée d’amour et de partage. Ou, si vous le désirez, vous pourrez choisir de revenir tout doucement, réintégrer cette salle où vous êtes en compagnie d’êtres qui vous ressemblent et qui, même s’ils ne le savent pas, ou même s’ils ne l’acceptent pas, ont la même beauté que ces Etres que vous venez de rencontrer.

Nous nous ressemblons, nous sommes tous à l’identique et notre plus grande et plus belle force, en nous, est et restera toujours l’AMOUR. Voulez-vous le manifester ? Voulez-vous être cet Amour ? Chacun saura dans son cœur quelle est la réponse.

 

Vous pouvez encore rester quelques instants pour vous faire dorloter dans cette puissante étreinte. Vous pouvez partager aussi la même étreinte avec les personnes présentes dans la salle. Vous pouvez choisir de réveiller vos yeux, tout doucement, sans vous presser, car vous avez l’éternité… Vous avez tous les choix, sans oublier celui qui restera le plus important, celui de vous aimer !

 

Que cette merveilleuse soirée du Wesak perpétue la joie immense, le bonheur infini et l’amour puissant durant toute cette nouvelle année, et merci de vos présences. Merci de tout cœur !

 

 

 

Transcription Marie Joie

Repost 0