Spiritualité en panne

Publié le 9 Février 2013

 

 

    angels 

 

Spiritualité en panne

 

Les années passant, je me suis rendue compte que la spiritualité, que j’ai connue il a longtemps, est devenue presque profane. Elle n’est plus sacrée, divine, subtile, imperceptible. Tout au contraire, elle s’est peinte aux couleurs de notre société de consommation, remplie de gadgets, de rituels purificatoires, d’initiations secrètes et j’en passe.

Pourtant, ne sommes-nous pas en train de parler des « choses de l’Esprit », du subtil, du beau, de l’immensité des possibles, du plus beau des comportements : Être.

A-t-on besoin de se purifier pour sourire aux autres, et laissé transpercer tout ce que notre cœur d’Amour possède à leur encontre ?

A-t-on besoin de passer des degrés d’enseignements, pour être dignes de soigner ceux qui craignent de ne pas être purs ou qui ont la peur panique d’être dépossédés de leur identité, ou encore qui veulent gravir des échelons de la reconnaissance ?

Je m’interroge encore et reste pensive sur le fait que les choses ont tant changé.

Nous sommes arrivés à la vulgarisation de la spiritualité, qui fourre dans son être tout un panel de formations à suivre, de chemins à ne pas emprunter, de rigueurs à avoir tant par notre posture, que nos paroles et bien plus nos actions. Mais qu’en est-il de notre cœur d’Amour, qui n’a jamais fait de cours de rattrapage pour marteler la Vie dans la Beauté que nous sommes ?

Je m’interroge de voir que nous sommes devenus impurs, et que nous ne pourrons rejoindre les royaumes de l’Ascension qu’après s’être aseptisés ou tout au moins avoir passé des étapes, des tests, suivi une contrainte alimentaire, ou médité des heures durant, afin d’être en osmose avec le Soi.

Toutefois, même si je ne peux suivre tous ces chemins proposés, je ressens en moi cet élan qui me pousse à aller vers les autres, même si je suis rejetée. Je ressens l’envie de sourire au soleil et de le remercier de caresser mon visage chaque jour. J’ai envie de me régaler en croquant une fraise tout fraiche cueillie. Et, dans ces moments là, il me plait à croire que je touche la Création au plus profond de mon être.

Que nous arrive-t-il donc, pour ne pas nous apercevoir que nous avons épousé des religions imposant leurs dogmes et leurs fardeaux d’astreintes, au calme, à la prière, à la méditation, au jeûne, aux commandements à honorer, afin d’être purs et d’ascensionner ?

 Mais quel individu, au départ, nous a demandé de nous comporter de la sorte ? Qui nous a imposé une rigueur de rituels, de conditions, d’actes nécessaires à notre élévation ? Qui donc, si ce n’est nous-mêmes.

Sans nous en apercevoir, nous avons fui les religions et leurs astreintes pour nous en imposer d’autres et réitérer les mêmes chaines aux pieds, voiles devant nos yeux, séparations de nos cœurs divins et jugements sans fin.

Alors que je réfléchis à tout ceci, je me rends compte que je me suis laissée influencer par des marchands du temple, par des orateurs me demandant d’adopter leurs coutumes, par des écrits me donnant la marche à suivre, celle qui m’éloignerait de moi-même, pour retrouver ce Soi Divin et pur que je suis de toute éternité. Et je m’interroge encore.

Je regarde mon décor et le trouve si beau. Je regarde mon visage souriant et je le trouve doux. Je regarde la nature à l’infini et je la respire tant elle est merveille. Je regarde mon passé et je sais qu’il m’a appris tant et tant, que mes livres de la vie sont remplis d’anecdotes folles, comme de plus complexes.

Mais, c’est ça, ma Vie, c’est ça la Vie. Une expérience banale, d’une humaine qui se ballade sur une planète splendide, qui l’aime de toute sont âme. C’est ça ma spiritualité : être la femme que je suis, qui aime, qui aime, qui aime tout, tant et tant que je pourrai embrasser l’Univers et le Rien dans mes bras géants.

Je n’ai pas besoin de modifier quoi que ce soit, de guérir des mémoires, de m’asseoir en lotus des heures, de me nettoyer de miasmes passants par là, et surtout de douter un seul instant de ma divinité. Je suis de passage, ici, et c’est tout ce que j’ai besoin de reconnaître. Je suis là pour m’émerveiller et cajoler ma belle planète de jeu. Je suis là pour aimer tout ce qu’elle m’offre sans restriction. Je suis ici pour chérir chaque être, quoi qu’il fasse ou quoi qu’il ait déjà accompli, sans jugement aucun, mais dans le respect de sa différence et dans l’Amour qu’il m’apporte, à sa manière, même si elle me fait souffrir.

Je ressens la Vie, je suis la Vie, nous sommes le Monde, l’éternité, nous sommes la Création et surtout nous sommes purs et merveilleux dans nos rôles respectifs.

Merci d’être, merci d’aimer, tout simplement ……….d’aimer être !

 

Soyons nous !

 

 

Rédigé par Pascale ARCAN

Publié dans #Se souvenir

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

nadine 17/03/2013 18:39

Merci pour vos mots qui sont Amour

Pascale ARCAN 24/03/2013 16:33



Merci de tout mon coeur !



lila 17/03/2013 13:34

Bonjour Pascale, par hasard, si le hasard existe, j'ai choisi ce texte et je l'ai lu. Je me rend compte qu'il y a une différence entre "vivre avec le coeur et l'âme pure" et vivre comme un
matérialiste refermé sur lui-même et entraîné à penser à sa survie Toi, comme beaucoup d'entre ceux qui ont acceptés d'aimer nous savons que les choses sont simples, qu'il suffit d'y mettre de
l'innocence. Mais la plupart des gens pensent que l'innocence est un bagage inutile et encombrant. Ta vie, comme ma vie nous ont portées à vivre avec notre âme, à expérimenter le monde avec le
coeur sans peur de souffrir, sans peur de comprendre et toucher les autres. Mais les gens rentrent dans des carcans et des images pour se cacher et n'apparaître que sous un certain stéréotype.
C'est pour eux que sont faits les rituels et les purifications, car leur énergie et leur âme sont corrompus bien plus profondément que ton bon coeur ne l'imagine.

Régis 16/02/2013 11:32

Chère pascaline, je suis arrivé aux mêmes conclusions que toi.....trop de complexités, d'initiations de ceci ou de cela, de purifications en tous sens..tout cela issu de la sphère intellectuelle et
non du "coeur"; les "marchands du temple" sont là encore là et s'amusent à compliquer ce qui est simple; la Vie est simple, Dieu est simple, tout a été dit voici deux mille ans "Aime ton prochain
comme toi-même" et pour citer St Augustin "Aime et Fais ce tu voudras ".

Pascale ARCAN 20/02/2013 11:45



Merci Régis ! Alors, à nous de faire ce que nous voudrons de Nous-Mêmes ... nous y sommes déjà !!! De gros bisous câlins pour Toi !



Emma 14/02/2013 11:58

Merci pour ce texte qui remet les choses en place et me réconforte. Marre de ces gens que l'on croise et côtoie dans des stages qui se sentent supérieurs parce qu'ils sont (ou du moins le
croient-ils) plus avancés spirituellement. Pas de ressenti d'amour, pas de fraternité, pas plus de chaleur que dans une célébration dans une église catholique.
Ceci dit, je ne suis pas aussi forte que vous Pascale et ai sans doute encore besoin d'une méthode didactique et rassurante.
Encore merci

Pascale ARCAN 14/02/2013 17:07



Alors merci pour votre adorable post !!


N'oubliez pas que personne n'est plus fort que personne .. nous sommes à l'école de la Vie et nous avons tous notre place sur un banc . il faut juste enlever les classes (inférieures ou
supérieures) et garder la richesse que notre coeur transforme en Amour tout ce qu'il voit et reconnait comme étant beau et merveilleux : Vous, par exemple ....


*Avec toute ma tendresse de soeur des étoiles.



chris.d 10/02/2013 13:54

tout est dit....avec simplicité, il suffit d etre soi meme et non de vouloir égaler ou imiter tant et tant de choses transmises...entendues ou lues( et souvent ne pas y arriver!) merci Pascale de
la force de ces mots qui percutent et nous renvoient à la vérité de qui nous sommes réellement ,et c est tellement beau!je t envoie plein de petits flocons de neige, emplis de la belle énergie de
notre mére "terre"!bisous chris .d

Pascale ARCAN 10/02/2013 14:44



Un énorme merci à Toi, agrémenté de rayons de soleil et d'oiseaux qui chantent sur le rebord de ma fenêtre, le bec dans les graines bien croustillantes ... Cela fait partie des bonheurs simples
et doux que je ne louperais sous aucun prétexte. Je les partage avec Toi, avec Qui tu es, et avec délice ... Merci d'être !