Messages reçus lors de notre atelier à Hammamet

Publié le 21 Avril 2013

Je partage, avec vous, ces deux textes, reçus lors de notre stage en Tunisie, à Hammamet, début avril 2013.
 
Dehors, les oiseaux chantent !!!
Message vocal retranscrit de notre Mère Terre, Shan (ou Gaïa)
Imaginez-moi comme une sphère, imaginez-moi comme vous le désirez. Je suis votre propre planète, je suis la Terre, je suis Shan. Je suis celle qui vous porte en son sein et qui vous laisse courir depuis votre enfance jusqu’à ce que vous ayez envie de me laisser, durant toute votre expérience, sur mon dos, sur mon corps. N’essayez pas de savoir, de comprendre intellectuellement comment je puis m’adresser à vous. Voyez-moi simplement comme un être qui n’a pas revêtu votre costume d’apparat, votre corps, votre lumière. Je porte la mienne, je suis comme je suis, mais pensez simplement que je ressens absolument tout, que je vois tout, que j’entends tout, que je connais tout.
Sur un plan de compréhension très linéaire, il est vrai que je suis passée par des stades, dits d’évolution, qui font que des milliers d’années auparavant, dans votre perception linéaire, je le répète, je ne ressemblais en rien à ce que je suis aujourd’hui. Beaucoup plus tumultueuse, bien plus recouverte de forêts, de verdure et peuplée aussi sur mon dessus, comme dans mon dedans, d’êtres qui ne vous ressemblaient guère. Malgré cela quelques similitudes ont été gardées avec ce temps qui a passé. Je regarde et j’aime : j’aime sans aucune retenue tout ce qui m’habite, tout ce qui fait de moi cet être très particulier qui vous paraît gigantesque, car vous ne pouvez me percevoir réellement, dans la totalité de ce que je suis, que lorsque vous me voyez en image, ou peut-être lorsque vous vous baladez bien au-dessus de ce que je suis, dans l’univers, dans les constellations.
Je n’ai pas de message particulier à vous délivrer et surtout loin de moi l’idée d’y mettre une quelconque pointe de culpabilité. Bien au contraire. Je suis venue vous dire merci, merci d’avoir décidé de vous rappeler, entre hommes, femmes, ou êtres de toutes sortes que vous êtes, que vous aviez la possibilité de venir jouer sur mon corps et dans moi, de venir ramasser ce que vous avez planté, de venir cueillir tout ce que vous avez vous-mêmes organisé et créé. Et c’est ainsi que, grâce et à travers vos yeux, à travers ce que vous faites, vos gestes, votre vie de chaque jour, je peux moi-même faire l’expérience de ce Que je suis.
J’aimerai aussi que vous ne soyez pas démoralisés lorsque vous voyez dépeindre des tableaux qui ne vous plaisent pas si, d’un côté, quelques bouts de moi sont un peu trop détruits, ou d’autres, où l’on ne prend pas soin de ce que je suis. Puisque, pour moi, ceci fait simplement partie de mon expérience.
Imaginez-vous et rappelez-vous que, dans votre vie d’êtres de toute beauté, il vous est parfois arrivé d’aller chez le médecin, d’êtres opérés, de subir même, quelque fois, des ablations d’organes ou de vivre des choses qui ont été périlleuses pour votre existence. Mais ce n’est pas pour autant que vous avez cessé de jouer, puisque je vous parle à l’oreille, en ce moment, dans cet instant précis. Alors, s’il vous semble que, de temps en temps, on ne me respecte pas assez ou que certaines personnes font de grosses stupidités, ne les jugez pas en tant que telles. Elles sont sur cette planète, que vous dites de jeu, et c’est une réalité. Je suis, avec quelques-unes qui me ressemblent dans l’univers, faites pour cela, pour accueillir la vie dans toute sa diversité et de toutes les formes, quelles qu’elles soient et, ce que je puis vous assurer, c’est que je les aime toutes. Puisque, comme je viens de vous le dire tout simplement, c’est à travers cette multitude de réalités d’expressions et de vies, que moi, je vis. Sans vous, je ne serais rien, simplement un astre qui tournerait sur lui-même et qui attendrait peut-être que quelque chose se passe de merveilleux. Mais votre dimension d’expression, cette 3D, 4D, 5D et j’en passe, me permet de voir et d’être ce Que je suis.
Alors, c’est avec un cœur rempli d’un amour sans fin, une gratitude qui ne peut s’exprimer réellement par la voix, mais que je ressens au plus profond de moi-même pour tous, vous, les êtres magiques qui viennent me porter vie et qui viennent s’amuser avec moi, que je vous dis merci. Ce merci sans fin est là pour vous rendre cette grâce, à cet amour et cette beauté que vous êtes, que vous êtes en permanence. Soyez assurés que vous ne vous trompez jamais, que vous ne faites pas de grosses bêtises lorsque vous jetez quelque chose à l’extérieur de là où c’était prévu, lorsque vous mettez peut-être le feu à une forêt, lorsque vous arrachez des plantes ou quoi que ce soit d’autre. Tout ceci n’est qu’un jeu. Le jeu que nous avons convenu, vous et moi, d’expérimenter et qui, tant et tant de fois dans cette civilisation, puisque j’emploie vos mots, va se succéder. Alors, je trouverai encore d’autres personnages qui m’aimeront à leur manière, quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils soient.
Je vous rends grâce de me trouver belle, je vous rends grâce de m’aimer tant et tant, de me le prouver chaque jour en venant m’apporter, sur mon dos, sur mon corps ou à l’intérieur de moi, la Vie. Ainsi, semez, plantez, regardez-moi avec des yeux d’enfants émerveillés, pensez à tous ceux qui sont à l’intérieur de mon corps et qui font exactement la même chose que vous. Il n’y a pas deux mondes différents, mais il y a des mondes et des mondes et des mondes dans des réalités différentes.
J’espère vous avoir rassurés et j’espère surtout que vous sentez que mes bras, même si vous ne les voyez pas, vous accueillent tous et toutes, dans une étreinte plus que fraternelle. Car, c’est comme si moi, je me retrouvais comme une maman, et que cette mère vous ait donné naissance, à vous, mes êtres et mes petits qui avez décidé de faire une action originale sur mon dos et à l’intérieur de mon cœur.
Jamais je ne peux oublier aucun ou aucune de vous-mêmes. Jamais je ne peux oublier qui que ce soit, et à l’identique de ce que vous faites parfois, je remercie chaque jour, même si pour moi ce mot ne veut rien dire, je remercie chaque jour, chaque être, d’être si près de mon cœur et de m’aider à vivre ce Que je suis. Car, sans vous, je ne serai simplement qu’une petite boule, ou qu’une grande sphère parmi tant d’autres.
Je suis émue et honorée d’être Terre et de vous porter sur mon sein et dans mon cœur, ainsi, dans l’éternité de tous les temps.
Alors, mes enfants, profitez de moi, car c’est ainsi que je vois à travers vos yeux, que je sens le parfum de mes fleurs et que je contemple ma propre création.
Merci, merci à l’infini et jouez pour moi, je vous en supplie, jouez !
 
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 Méditation vocale retranscrite, dirigée par Pascale A.

Dans le calme de votre esprit, ouvrez votre cœur, simplement aux bruits extérieurs, pour percevoir celui des oiseaux qui chantent dehors, des voitures qui passent sur l’asphalte de la route. Ouvrez cet esprit à l’espace dans lequel vous habitez et quand  ceci est ainsi fait, imaginez globalement l’établissement immense dans lequel vous résidez.

Dans le plus profond de votre cœur, vous allez demander la permission, la permission de vous dédoubler, de vous projeter, d’expandre la beauté que vous êtes. Puis, sans faire de visualisation de quoi que ce soit ou imaginer quoi que ce soit, vous vous étirez de manière à aller saluer chaque personne qui est dans cet hôtel, en particulier. Que cela soit les personnes qui sont derrière les comptoirs, celles qui s’affèrent aux cuisines, au bout de leur serpillère ou en train de rassurer un client, de le masser, de regarder le niveau de l’eau, de nettoyer après un soin qui vient d’être fait, d’encaisser quelqu’un qui vient d’arriver et s’inscrire, d’ouvrir la porte de la voiture et de faire descendre le nouveau venu…

Instantanément, essayez d’embrasser tout l’univers de cet hôtel immense, où des tas de fourmis s’affèrent, autant dans le centre de thalasso, qu’ici, et qui sont vos semblables. Prenez conscience que chaque être qui se trouve ici-même est une cellule de ce que vous êtes, est un brin de vous, une extension. Quelle importance le nom ! Elle est simplement votre contrepartie. Essayez consciemment, du mieux que vous pouvez, de vous imaginer tous ces personnages en train de s’afférer à leur métier, à leur occupation, à ce qu’ils ont choisi d’exercer ici, et allez à leur rencontre.

Imaginez que vous les regardez dans les yeux et que vous leurs souriez. Imaginez que vous leurs dites un mot gentil, aimable, rassurant. Imaginez que vous prenez dans vos bras et que vous réconfortez tous ces petites gens, jusqu’aux grands administrateurs, portant sur leurs épaules le lourd poids de conserver ces activités, alors que tout fonctionne très au ralenti. Cependant, considérez le pouvoir immense que vous portez en vous, le pouvoir de redonner espoir, le pouvoir de redonner l’impulsion, l’envie de réaliser chaque jour encore et encore les mêmes gestes, de sourire, d’être aimable, avenant, malgré les soucis qu’ils portent dans leur cœur, qu’ils soient familials, financiers ou autres. Redonnez l’espoir, donnez leurs votre générosité, susurrez dans leurs oreilles quelques mots rassurants, tendres et peut-être même aimants.

Puis, imaginez que tous, quels qu’ils soient, quel que soit leur poste ou leur responsabilité ou leur occupation, commencent à se donner la main dans une immense ronde et que vous partagez celle-ci. C’est ainsi que se rassemblent les peuples de tous les horizons qui portent en eux cette flamme, cette lumière particulière, qui sont au service, au service de leur vie, certes, mais aussi beaucoup au service des autres, comme vous l’êtes aussi à votre manière.

Dans cet élan merveilleux où vous avez pris la main de quelqu’un que, peut-être, vous ne connaissez pas ou que vous ne reverrez jamais, cette alchimie étonnante permet de panser, c’est-à-dire de mettre un pansement, sur des peurs, des inquiétudes, des incertitudes de ce lendemain qu’ils ne connaissent pas. Peut-être n’êtes-vous même pas sûrs du vôtre, mais vous savez que dans l’instantanéité de ce que vous expérimentez, demain n’est pas si important que ça ! Dans ce présent, vous pouvez faire des miracles et c’est ce que vous accomplissez en cet instant présent et unique, qui peut-être ne se reproduira jamais !

L’amour immense que vous portez en vous est en train de rassasier chaque être, chaque personne et même le lieu. On n’oublie pas les chats qui s’y promènent, les fleurs qui poussent, la mer et ses embruns qui n’est pas loin. On n’oublie pas ce soleil et ce ciel merveilleux. On n’oublie pas tous ceux qui passent et circulent tout autour et qui goûtent à leur tour, en cet instant précis, à l’Amour immense Que vous êtes. Ayez simplement conscience de ceci. Ayez simplement conscience de ce Que vous êtes, de ce que vous donnez avec le cœur d’Amour qui est vôtre.

Il n’est nul besoin de faire des actes grandiloquents, faramineux et fantasques en pensant qu’ils ont une portée immense. Il suffit simplement d’aimer, d’aimer la vie, d’aimer ce que vous êtes, d’aimer le décor dans lequel vous êtes, d’aimer tout, pour que la vie continue à être, à exister, tout au moins dans ce décor que vous avez choisi, momentanément, pour jouer. Jouer à être cet être de pure lumière qui rit de la vie, qui s’en soucie, qui l’abandonne peut-être, mais qui, de toute manière, s’en souviendra sans fin.

Dansez encore un peu, dans cette grande ronde que vous avez faite et où vous avez invité chaque être qui vous ressemble, car façonné par le même amour qui vous a prêté vie dans cette étincelle d’éternité dont vous faites l’expérience, là, maintenant, dans un si court instant que, peut-être, il n’a même jamais existé !

Que votre cœur déploie encore pendant quelques secondes de cette éternité, l’Amour puissant qu’il a à l’intérieur de lui et qu’il porte tel un coli précieux, vers ceux ou celles, ou pour ceux ou celles qui en manquent tant et qui ne connaîtront peut-être jamais la perle de l’univers qu’ils sont, la beauté immense qu’ils représentent et l’inimaginable beauté d’où ils viennent, d’où ils sont issus et où ils reviendront, là, dans cet instant qui est déjà passé.

Ne vous préoccupez pas de savoir si tout ceci aura un impact quelconque, mais au contraire, ressentez dans votre cœur qu’il n’est toujours pas vide, ni démuni de tout ce qu’il vient d’offrir, bien au contraire, car l’amour est inépuisable, car l’amour est tout ce qui est, car l’amour naît et renaît sans cesse et à jamais.

Continuez encore un peu, jusqu’à ce que vous ayez envie de cesser cette ronde. Vous avez entraîné avec vous d’autres amnésiques de l’amour, d’autres personnages privés de cette grande lumière, d’autres que vous avez réconciliés avec l’espoir, alors soyez assurés que ce que vous venez d’accomplir est magique, immense et de toute beauté : à votre image, à votre image.

Merci !!!

 
 Transcription : Marie Joie
 
 
 
 
 

Rédigé par Pascale ARCAN

Publié dans #Se souvenir

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