Fête du Wésak, 6 Mai 2012.

Publié le 19 Mai 2012

Fête du Wésak

                                                             

6 mai 2012, Villefloure, la Rencontre de l'Or et de la Lumière

 wesak-buda

 

Pendant quelques instants, vous vous imaginez sur ce plateau de l’Himalaya.

Assurez-vous d’être bien couverts, il fait frais.

Voyez, le plus nettement possible, une population dense, des hommes, des femmes, des enfants, des chevaux. Tous, par contre, habillés de couleurs très vives.

Depuis déjà 24h, et même davantage, il règne une effervescence toute particulière. Des gens du voyage se sont regroupés autour de feux de camp, ont partagé leur maigre nourriture. Parfois, sont en train de boire leur lait au beurre de yak. Et il y en a beaucoup parmi eux qui, assis en tailleur avec une grosse pelisse sur le dos, égrènent un chapelet, un petit boulier. On entend résonner beaucoup de « Om Mani Padme Hum », « Om Mani Padme Hum » et certains d’entre eux prient déjà depuis plusieurs heures, assis dans le silence. Si tant est qu’il y en est un silence.

La nuit est déjà tombée et ils ont la chance que cette nui-là soit toute particulière, parce qu’aucun nuage, à part deux ou trois sur le sommet, n’a envahit ce plateau du Tibet.

Certains contemplent les étoiles, d’autres simplement sont assis dans le silence, tandis que d’autres font la fête et parlent entre eux. Quel que soit leur âge, ou même leur conviction profonde, dans leur cœur, dans leur religion, dans leur manière d’être ou de vivre, ils sont tous réunis dans leurs différences. Mais dans un élan du cœur, qui fait que, cet amour puissant va bien au-delà de ces montagnes et de ce peuple.

 

De la manière qui vous conviendra, essayez tout simplement de vous voir sur ce plateau, en train de déambuler au milieu des feux de camp, des groupes. Peut-être, esquivez une ribambelle d’enfants qui crient et qui courent, joyeux. Essayez de promener un regard, si vous le pouvez, sur ce qu’il se passe, comment sont les personnages, à quoi ils ressemblent, que font-ils, comment sont-ils vêtus. Promenez-vous encore un petit peu et lorsque vous aurez trouvé un endroit qui vous sied, restez-y et asseyez-vous calmement. Respirez le plus profondément possible, fermez les yeux et laissez-vous aller pour goûter, au plus profond de votre être, ces énergies si particulières. Non seulement de ce lieu magique, mais de cet instant fabuleux.

 

Si vous portez votre regard un petit peu plus haut que l’horizon, vous pourrez distinguer deux petites lueurs, posées sur la montagne, ou juste au-dessus d’elle. Si vous fixez votre regard sur ces deux petites lueurs, vous vous apercevrez peut-être qu’elles grandissent, l’une et l’autre. Une d’entre elles, porte la couleur lumière, c’est-à-dire tous les spectres, toutes les couleurs mélangées dans un éclat blanc, étincelant. L’autre porte la couleur dorée et sa nuance or irradie de la même manière que l’autre. En même temps que vous regardez ces deux points lumineux, qui grossissent de plus en plus, voyez-les tout simplement s’imbriquer l’un dans l’autre, se rassembler pour ne former qu’une seule et même lumière blanche dorée, comme si cette couleur blanche étincelante s’était vêtue de paillettes dorées. La fusion de deux Etres, de deux parcelles de Vie est en train de s’accomplir sous les yeux de tous ceux qui se sont déplacés, pendant de longs jours, durant leur voyage, pour venir à la rencontre de ces deux énergies si particulières : une qu’ils connaissent très bien, celle de Bouddha et une que nous connaissons mieux, celle Christique.

 

Essayez de faire le silence dans votre tête et dans votre cœur, puis écoutez ce qu’il se murmure à votre oreille, tout doucement.

Le mot Amour est en train de s’imprimer à l’intérieur de vous. Ne cherchez pas à savoir de quelle manière, mais essayez simplement de l’accepter à l’intérieur de votre cœur. Et l’un des deux personnages s’exprime ainsi :

 

«Mes enfants de la Terre, je bénis la beauté que vous êtes. Mon cœur est immense et rempli de joie. Lorsque je vois que se rassemblent, dans une chaîne sans fin, des mains, et lorsque je vois des visages qui se regardent et que dans leurs yeux, cette étincelle d’amour pur brille et resplendit, je reconnais le cœur de Qui vous êtes, je reconnais votre grandeur, votre beauté et j’embrasse tout ceci. Je pourrai vous prendre un à un dans mes bras et vous serrer très fort et je le fais même à ceux ou celles qui le désirent. Cette accolade, pour moi, est quelque chose de pure merveille, car je me reconnecte à chacun et chacune d’entre vous. Non pas que nous soyons séparés, mais simplement, en ce moment précis, nous redevenons Un, dans notre totalité, dans notre immensité, dans la pureté de ce Que nous sommes. Et ainsi mon cœur contre le vôtre, mais je préfère dire mon cœur contre le tien, je bas, je vibre, je ressens cette chaleur et j’aime.

 

Je murmure dans ton oreille quelque chose. Peut-être que tu ne t’en rappelleras plus tout à l’heure, mais peu importe, je murmure quelques phrases. Un par un, je vous prends dans mes bras et je vous serre contre moi, d’une étreinte divine emplie de la reconnaissance de ce que nous sommes, de Qui nous sommes et de pourquoi nous sommes.

J’aimerai vous dire, dans le creux de votre cœur que, s’il existe une chose qui soit la plus importante dans votre expérience terrestre, c’est d’être cet Amour. C’est très difficile, je le conçois, parce que cela peut paraître extrêmement vague ou même irréalisable. Je connais par cœur vos vies, vos contraintes, vos obligations, vos doutes, vos peurs et surtout votre sentiment d’infériorité. Alors, qu’en définitive, lorsque je vous regarde, lorsque je te regarde, je ne vois que moi, tout simplement. Habillé différemment certes, mais je ne vois que moi. Et c’est pour ça qu’il m’est si agréable de te regarder dans les yeux et de regarder la profondeur de ton cœur qui est mien, tout aussi.

Alors, je te rappelle encore, que tu es venu dans ce monde très particulier, je le conçois, simplement pour offrir la beauté Que tu es. Non pas la mettre au service de l’autre, mais de te l’offrir à toi. Tu es venu exhaler l’Amour le plus pur qui soit, car tu es et tu portes en toi l’étincelle de divinité, de l’essence pure de Tout ce Qui est. Peut-être as-tu passé quelques années de ton temps linéaire à te poser des questions ou même à rester endormi à tout cela. Mais maintenant, comme tu te réveilles tout doucement de cette délicieuse torpeur, permets, permets-moi que je te rappelle de te souvenir, maintenant. Non pas que tu aies besoin de tout lâcher de ta vie de tous les jours, de partir habiter comme un ermite, de te mettre à l’écart de la société que tu as choisie. Pas cela, bien au contraire ! Je te propose de rester là où tu es, parce que c’est là que tu dois être, même si, quelque part, cette vie t’ennuie ou t’accapare de trop. Je te demande juste de rouvrir la petite fenêtre de ton cœur et de laisser sortir l’Amour pur Que tu es. Tu en profiteras d’abord toi, car je sais que pour toi, comme pour beaucoup d’autres, il t’est très difficile de dire : « je m’aime ». Car, lorsque tu vas te regarder, tu vas voir tes défauts, tes impossibilités, tes manques, tes doutes, tes imperfections, ton jugement. Alors que, je te le répète encore, ce que je vois lorsque je te regarde, c’est l’Amour pur personnifié. Ainsi, lorsque tu seras prêt ou prête, ouvre la petite fenêtre de ton cœur et distille l’amour qui est à l’intérieur. Ne crains pas, il en restera toujours assez pour toi, car la Source est infinie et ne peut se tarir.

Lorsque tu rencontreras quelqu’un qui rit et qui chante, donne-lui un peu de ton amour. Lorsque tu verras quelqu’un qui est dans le souci, dans le manque, dans les peurs, donne-lui un peu de ton amour. Lorsque tu rencontreras quelqu’un qui pleure, qui est désemparé, donne-lui encore un peu de ton amour. Mais, aujourd’hui, je vais te demander de faire une performance, c’est-à-dire de ne pas l’imposer cet amour, mais simplement de l’offrir en pensée, par la petite fenêtre de ton cœur. L’amour ira se loger dans le cœur de la personne que tu regarderas ou que tu étreindras, si celle-ci est prête à le recevoir sur l’instant. Et si ce n’est pas le cas, l’amour sera comme un satellite autour d’une étoile. Il restera tout autour de cette personne jusqu’à ce qu’elle dise : « oui, je suis prête ! ». Elle n’aura pas besoin de le formuler, car l’amour saura où aller se poser. « Es-tu prêt, prête à ouvrir la fenêtre de ton cœur, afin que chaque personne que tu croiseras ressente ce qu’est être pur Amour ? »  

 

Chaque âme, ici présente sur ce plateau himalayen, dans le monde, sur la terre, dans la terre, dans des groupes, partout et en tous lieux, reçoit cette petite parcelle de moi qui se loge, telle une étincelle. Simplement pour vous rappeler, te rappeler, Qui vous êtes et de quoi vous êtes faits. Votre substance de vie n’est pas une énergie qui ne peut pas porter de nom, elle est simplement cette énergie d’Amour pur qui EST de toute éternité. Laisse-là tout doucement se lover à l’intérieur de tout ton corps et s’expandre à l’extérieur de celui-ci, afin que là où tu es, se produise cette alchimie si merveilleuse, celle de la rencontre qui se fait simplement de cœur à cœur. Je dirai même d’amour à amour. Laisse faire et laisse-toi aller à être ce que tu es : l’Amour. »

 

La lumière dorée s’est juste un tout petit peu recroquevillée sur elle-même, elle paraît moins intense. Celle qui vient de s’exprimer est au contraire extrêmement dilatée et sa puissance grossit de plus en plus, s’étend de plus en plus pour aller toucher chaque personne, chaque être, qu’il en ait conscience ou pas, qu’il soit sur ce lieu magique ou pas. Puis cette lumière part à votre rencontre et vient vers vous et en vous, si vous la désirez.

 

Pendant que cet échange est en train de se produire, la sphère dorée a pris de l’ampleur et se dilate encore. Ces quelques mots parviennent à nos oreilles :

 

« Pour parvenir à l’état de déité, il n’est plus nécessaire de rester assis en tailleur, les yeux fermés. S’il fut des temps jadis où chaque être qui embrassa le bouddhisme, par exemple, avait la nécessité d’entrer dans des ordres quelconques, de porter une robe particulière, de faire des prières, des incantations, de réciter des mantras, cette époque n’est pas totalement révolue, mais peut passer maintenant de main en main pour se libérer. Chaque être qui s’assoie et qui regarde simplement la beauté de la nature qui l’entoure, est déjà dans son état bouddhique. Comme chaque être qui arrive à s’extasier simplement en regardant un oiseau qui vole et qui chante sur sa branche, une fleur qui est en train de s’épanouir et qui exhale son parfum si discret, un nuage qui passe, une conversation furtive écoutée, ou deux êtres qui s’embrassent sur un banc. Chaque chose, chaque moment qui rend joyeux votre cœur et qui dilate votre esprit au point qu’il en embrasserait l’univers entier, fait partie de ces moments précieux que, dès maintenant, vous allez pouvoir vivre de plus en plus souvent, de plus en plus intensément et avec une force que vous ne pouvez pas encore soupçonner, ni même comprendre. Ne pensez pas que cet état ou cette mutation, qui va vous permettre d’être des géants dans votre univers de papier, ait un rapport avec une quelconque date ou avec quelque chose de précis qui soit marqué dans un calendrier lunaire. C’est simplement parce que les choses ont changé tout doucement, dans votre expérience de vie et dans toutes celles qui, tout autour de vous, sont en train de se vivre, au point qu’aucun retour en arrière n’est possible. Vous ne pouvez pas redevenir comme avant, oublieux de ce que vous êtes ou tout simplement avec des œillères ou du coton dans les oreilles. Lorsque vous vous retrouvez en tant que personnages remplis de votre divinité, comme je le suis, comme nous le sommes tous dans cet état, vous ne pouvez qu’accéder au Monde avec un « M » majuscule qui vous appartient de tout temps. Ce Monde, vous l’avez construit, vous l’avez déjà pensé avant et comme votre pensée, vous l’avez appris, est créatrice, vous avez mis tout autour de vous, et chacun de votre côté, une sorte de décor très particulier dans lequel vous marchez chaque jour. Et certains d’entre vous l’ont compris, il suffit que vous déplaciez un pot de fleurs, un nuage, un horizon, pour que ce monde virtuel change et se modifie en un instant.

 

Mes paroles peuvent vous paraître étranges, mais je suis venu simplement pour vous rappeler que vous avez depuis toujours dans vos mains tous les outils, tous les possibles, toutes les facilités, toutes les facultés. Vous possédez tout à l’intérieur de votre être, depuis toujours, pour modifier ce qui ne vous plait pas dans votre vie. Je vous demanderai simplement pourquoi, alors, continuer à faire chaque jour que ce matin soit encore le même, et lorsque vous mettez les pieds hors de votre lit, vous recommenciez exactement comme hier, comme avant-hier, comme la semaine d’avant et j’en passe. Ne pensez-vous pas qu’il est temps de vous rappeler Qui vous êtes réellement et non pas de me regarder, ni de voir mon Ami qui s’est joint à moi pour cette fête, avec des yeux émerveillés, et pensant que nous sommes des êtres « dits supérieurs » ou d’un autre plan. Bien sûr, nous avons usé de quelques artifices pour que vous puissiez, non seulement nous voir, mais nous entendre. Mais quelque part, pour nous, cela a été un jeu pour vous permettre de réaliser que, non seulement vous nous entendez, vous nous voyez, mais que vous êtes nous deux, comme tant d’autres que nous sommes tous.

 

J’aimerai, si bien sûr c’est quelque chose que vous désirez dans votre cœur et tout au fond de vous, que vous vous réappropriez votre puissance d’être. Pas vraiment ce que l’on nomme faculté, mais votre puissance même. Celle qui fait de vous des êtres à part, qui ont une conscience, et qui savent aussi se servir de cette conscience fabuleuse. Il est temps de regarder tous ceux qui vous entourent avec des yeux émerveillés, remplis de compassion, parce que la compassion est exactement la même chose que l’amour. Pas dans le sens simplement d’être gênés ou même désolés de ce qu’ils sont en train de réaliser, mais au contraire, avec un amour immense pour les expériences, pour les épreuves, pour les joies qu’ils traversent. Puis, de les prendre par la main, vous qui possédez à l’intérieur de vous cette étincelle pure, ou disons plutôt dont vous vous rappelez l’existence, même si ce n’est qu’aujourd’hui.

Pouvez-vous penser à prendre la main de ceux qui ont peur, à les rassurer, à cesser de concevoir vous-mêmes qu’il puisse arriver des catastrophes phénoménales. Je dirai : « mais que risquez-vous ? Vous êtes infinis  ». Et de prendre tous ceux qui ont peur, par la main, pour leur éviter encore de se recroqueviller sur eux-mêmes, de leur sourire, de les regarder avec vos yeux pleins d’amour et de leur apporter tout ce qui est dans votre cœur : cette quiétude, cette sérénité, cette beauté, ce savoir. En fait, tout ce Que vous êtes de toute éternité.

 

Lorsque le moment sera venu, et lorsque vous aurez lâché la main de ceux qui arrivent maintenant à passer la tête hors de l’eau, et qui se réjouissent du paysage, d’autres personnes viendront prendre la vôtre, vous accompagneront encore plus loin, plus haut, comme une balançoire que l’on pousse de plus en plus fort. Mais ce sera pour regarder à nouveau votre Royaume, celui que vous n’avez jamais quitté, celui où vous êtes toujours et celui dont je vous regarde, en ce moment de votre monde, en cet instant que j’effleure et qui passe déjà dans l’hier, dans le passé de ce que vous expérimentez.

 

Autant mon Ami de cœur que moi-même, nous sommes venus simplement pour vous regarder avec des yeux remplis de compassion et d’amour, pour que vous vous rappeliez, maintenant et toujours, l’immensité Que vous êtes, la beauté Que vous êtes, ce que vous portez à l’intérieur de votre cœur et ce que cette bulle d’amour renferme de précieux : le plus beau des joyaux qui soit, le plus beau des joyaux qui est, c’est-à-dire, vous, toi. Rien n’est jamais plus important que ça : vous, toi. Le reste ne sera toujours qu’un décor, où qu’il soit, quel qu’il soit, peu importe à ce qu’il ressemblera, il restera seulement un décor. Là où nous sommes, nous en possédons un, il est vrai. Il se nomme simplement l’immensité de Tout ce Qui est, il ne se dessine pas, il ne s’appréhende pas, il ne peut être compris. Il EST.

 

Lorsque tous ceux qui se sont rassemblés, dans cet instant présent, hier, demain, lorsque tous ceux-là se regarderont à nouveau les yeux dans les yeux, embrassez-vous, étreignez-vous, regardez-vous, reconnaissez-vous et aimez-vous. Il n’y a pas de Lumière, il n’y a pas d’énergie qui soit sans l’Amour. Sans l’Amour, rien ne serait. Ayez conscience de cette bulle d’Amour dans votre cœur qui vous permet de manifester cette vie et tant d’autres en même temps, dans l’immensité de ce Que vous êtes de toute éternité, et soyez !

 

Les deux sphères de couleur dorée et blanche multicolore sont rassemblées l’une dans l’autre, et tout le peuple de tous ces personnages qui se sont associés sur ce plateau, ont entamé, tous ensemble, le « OM ». Cette vibration très intense et très forte peut vous donner des frissons. Ils l’entonnent à plusieurs reprises, trois fois : « OM ».

 

Que cela soit dans le silence de votre cœur, virtuellement ou dans votre présence, joignez-vous à eux, si vous le désirez. Et tout en restant les yeux fermés, essayez de voir par votre regard intérieur, l’immensité de votre aura, de votre corps de lumière, tout autour de votre corps physique. Il a largement dépassé cette pièce, cet endroit, et diffuse, dans des centaines, voir des milliers de kilomètres, son rayonnement et sa puissance.

A l’intérieur de votre cœur, si vous le désirez, laissez s’échapper un vœu tout particulier, quelque chose que vous désirez, quelque chose que vous avez envie de créer, quelque chose que vous voulez transformer. Puis, au moment où vous le faites, où vous construisez ce vœu, voyez-le déjà en train de se dérouler devant vos yeux. Et à ce moment précis, vous mettez en mouvement votre talent de créateur.

 

Au même instant que vous réalisez ceci, sur le plateau himalayen, tous ces êtres de couleurs différentes, de teints différents, d’ethnies différentes ont terminé de chanter le OM. Ils se sont levés et sont en train, tous, de se prendre dans les bras du mieux qu’ils peuvent, rassemblant les enfants, aidant les vieillards à se lever, chacun dans une étreinte qui symbolise cet amour et cette compassion. Leurs regards se croisent et leurs sourires s’échangent. Quelques mots sont prononcés et quelques autres resteront secrets dans la bulle de leur cœur. Pour eux, comme pour nous, la fête va continuer, elle s’éternisera longtemps durant cette nuit toute particulière ou durant la journée, suivant dans quel endroit de ce monde, de cette terre, de cette planète, nous sommes, selon notre envie ou notre compréhension des choses. Mais le plus beau qui puisse rester à l’intérieur de nous, c’est cet Amour pur que nous portons, que nous sommes et que nous donnons à chaque instant, à chaque seconde, très souvent sans nous en apercevoir, et parfois porteur d’une intention toute particulière.

 

Les deux Êtres, comme tous ceux qui nous ressemblent, vous remercient d’être Qui vous êtes, de porter en vous cette Flamme très particulière, et aussi de continuer à jouer encore un peu sur cette planète qui vous aime et qui aime ses enfants plus que tout.

 

Maintenant que vous avez pu recueillir cette flamme, tout au moins la raviver à l’intérieur de votre cœur, si vous le désirez, refermez tout doucement la petite fenêtre de votre cœur, ou si vous préférez, laissez-la grande ouverte. Peu importe ! Mais sachez vous rappeler de son existence car, tel le tabernacle que vous portez en vous, ce pur Amour est là et vous permet de vous rappeler que vous l’êtes de tout temps, de toute éternité et pour l’éternité.

 

Soyez joyeux, soyez en paix le plus possible et vivez, vivez complètement cette expérience, pour vous, pour nous, pour lui, pour eux, vivez !

 

Tout doucement vous allez respirer un tout petit peu plus fort, peut-être bailler, vous réveiller, vous étirer peut-être, puis rouvrir les yeux. Lorsque vous serez prêts ou prêtes et si vous le désirez, seulement si vous le désirez, vous irez prendre dans vos bras quelqu’un, pour que vos bulles d’amour parlent entre elles…

 

Transcription Marie Joie

Rédigé par Pascale ARCAN

Publié dans #Se souvenir

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